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J'AURAIS MIEUX FAIT D'UTILISER UNE HACHE 

Création collective novembre 2021

à EQUINOXE- SCÈNE NATIONALE DE CHÂTEAUROUX (36)

J'aurais mieux fait d'utiliser une hache est né de notre désir d’interroger la fascination collective autour des crimes, et des récits que l’on s’en fait. Faits divers, tueurs en série, meurtres sanglants... Ces histoires réelles tissent une mythologie commune et obsèdent autant qu’elles glacent. Ces histoires deviennent elles-mêmes supports de fictions qui alimentent notre imaginaire, nos peurs, nos fantasmes. 

Qu’est-ce qui nous fascine autant dans ces récits et la violence de ces images, faits, actes ?

Pourquoi le dernier Society sur l’affaire Dupont de Ligonnès s’est retrouvé en rupture de stock l’été dernier dans toutes les presses de France ?

Pourquoi l’affaire du petit Grégory nous tient-elle encore autant en haleine ?

Pourquoi regardons-nous encore et encore les rediffusions des “Faites entrer l’accusé” et autres “Chroniques Criminelles” ?

Pourquoi, alors qu’au premier abord ces récits peuvent nous laisser froids ou nous dégoûter, ils viennent toujours pincer la corde de notre curiosité, gratter le vernis de notre bienséance ?

Se réapproprier des références communes, pourquoi pas en les détournant ou en nous en amusant. Se questionner sur la fonction du rire face à la violence, ce qui le provoque et ce qui l’arrête soudainement. Toujours avec le décalage nécessaire et la touche d’absurdité propre à l’esthétique du collectif que nous avons développés au fil de nos différents spectacles. 

 

Dans ce cadre, nous avons imaginé le spectacle non pas à partir d’une seule trame narrative, d’une histoire, mais d’une multitude de micro-fictions, séquences, images. Il se nourrit de matériaux réels (invocation ou détournement de faits divers, comme les meurtres de trois fillettes dans un camp scout en Oklahoma aux États-Unis...), d’un référentiel de films, de séries, et de nos imaginaires individuels et collectifs, de nos fantasmes.

En évoquant par bribes, par citations disséminées, avec des mises en situation concrètes, ces figures invoquées par nos différentes recherches. En un sens, J’aurais mieux fait d’utiliser une hache est né de notre désir d’interroger la fascination collective autour des crimes, et des récits que l’on s’en fait. Faits divers, tueurs en série, meurtres sanglants… Ces histoires obsèdent autant qu’elles glacent. Et elles deviennent elles-mêmes supports de fictions qui alimentent notre imaginaire, nos peurs, nos fantasmes. Pourquoi ces récits viennent-ils toujours pincer la corde de notre curiosité ? Qu’est-ce que toute cette production médiatique raconte de notre société ? Et de quelle manière fait-elle perdurer un imaginaire commun ? 

De  et avec : Julia de Reyke, Thomas Cabel, Solenn Louër, Anthony Lozano et Coline Pilet

Création lumière : Quentin Maudet

Création sonore : Estelle Lembert

Scénographie/Costumes : Clémence Delille

Dramaturgie: Léa Tarral 

Administration / Production : Margot Guillerm

Production : MIND THE GAP

Coproduction : Équinoxe – Scène nationale de Châteauroux / Théâtre de Vanves - Scène conventionnée d’intérêt national « Arts et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts / L’Échalier - Atelier de Fabrique Artistique, St-Agil (41) / Théâtre de la Tête Noire - Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création - Écritures contemporaines 

Accueil plateau / soutiens à la résidence :  108 Maison Bourgogne / Centre Chorégraphique National d’Orléans /  Théâtre de Vanves - Scène conventionnée d’intérêt national « Art et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts / L’Échalier, Atelier de Fabrique Artistique, St-Agil (41) / Espace Culturel de Saint Jean de Braye / Théâtre de la Tête Noire - Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création - Écritures contemporaines / Antre Peaux dans la cadre du soutien à la résidence / La Pratique, AFA de l’Indre, Résidanses pluridisciplinaires / Le VPK au Volapük / Le Bouillon - Théâtre universitaire d’Orléans. 

Maquette présentée lors du festival Fragment (La Loge) au Théâtre de L'Étoile du Nord.

Ce projet a reçu le soutien de : la DRAC Centre Val de Loire (aide à la résidence et aide à la création), la Ville d’Orléans, la Région Centre Val de Loire, la SPEDIDAM et la participation artistique du Jeune théâtre national.

Cette structure a reçu une aide de l’État - ministère de la Culture - au titre du Plan de relance, pour le soutien à l’emploi artistique culturel. 

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