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J'AURAIS MIEUX FAIT D'UTILISER UNE HACHE 
Création collective novembre 2021
à EQUINOXE- SCÈNE NATIONALE DE CHÂTEAUROUX (36)

J'aurais mieux fait d'utiliser une hache est né de notre désir d’interroger la fascination collective autour des crimes et des récits que l’on s’en fait. Faits divers, tueurs en série, meurtres sanglants... Ces histoires réelles tissent une mythologie commune et obsèdent autant qu’elles glacent. Ces histoires deviennent elles-mêmes supports de fictions qui alimentent notre imaginaire, nos peurs, nos fantasmes. 

Qu’est-ce qui nous fascine autant dans ces récits et la violence de ces images, faits, actes ?

Comment se fait-il que nous nous rendions dans des salles obscures pour regarder des films d’horreurs, gores au point qu’ils en deviennent des franchises cinématographiques?

Qu’est-ce que toute cette production médiatique et culturelle raconte de notre société ? Et de quelle manière fait-elle perdurer un imaginaire commun ?

J'aurais mieux fait d'utiliser une hache s’apparente à ce que nous pourrions appeler un théâtre de genre qui s’inscrit, en outre, dans une recherche formelle et esthétique : Comment représenter le meurtre au théâtre ? Avec quels moyens ? A partir d’un référentiel cinématographique et de dizaines de litres de faux sang, nous mettons en place un jeu de massacre et nous nous y soumettons jusqu’à son épuisement. Nous nous amusons à flirter avec le gore. Nous jouons avec les attentes spectatorielles en questionnant la position voyeuriste du public et en interrogeant la fonction du rire face à la violence : ce qui le provoque et ce qui l’arrête. Toujours avec le décalage et l’absurdité propre à l’esthétique du collectif. C'est un spectacle composite construit autour de deux univers fictionnels qui se frictionnent, se répondent. 

 

La première partie est traitée comme un matériau sonore, une fiction radiophonique bruitée en direct sur le plateau par les interprètes. Elle s’inscrit dans une recherche sensorielle du récit où les sons, les mots activent un imaginaire collectif, celui de la forêt, de la nuit, des histoires racontées au coin du feu. Un groupe de jeunes scouts établissent leur campement dans un bois. Ils jouent à se faire peur, la nuit tombe, l’orage éclate et...

 

 La seconde est une scène de meurtre qui se déroule dans une cuisine, empruntant de manière assumée les codes cinématographiques des slasher movies* (un clin d’oeil à la scène d’ouverture de Scream). Et cette même scène recommence encore et encore. Comme si la protagoniste était elle-même enfermée dans une spirale infernale, une boucle qui se répète  à l’infini. À ceci près que sur le plateau se dévoile peu à peu la fabrique artisanale du meurtre. Car, au fil des répétitions de la scène, de multiples variations adviennent et les modalités des meurtres changent. Les mécanismes narratifs traditionnels du film d’horreur se détricotent, se mettent à nu devant les yeux des spectateur.ice.s. Les coulisses du plateau de tournage se révèlent progressivement à grand renfort d’effets spectaculaires, de bruitages divers et de giclées de sang. Les interprètes se prêtent de plus en plus au jeu du gore, jusqu’à son paroxysme.

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crédit photo Stéphane Gaillochon.

Ce spectacle bénéficie de la Convention pour le soutien à la diffusion des compagnies de la Région Centre-Val de Loire signée par l’Onda, la Région Centre-Val de Loire et Scène O centre.

Durée 1h05

De et avec : Thomas Cabel, Julia de Reyke, Solenn Louër, Anthony Lozano et Coline Pilet

Dramaturgie : Léa Tarral

Création lumières : Quentin Maudet

Création sonore : Estelle Lembert

Scénographie/Costumes : Clémence Delille 

Administration et production : Margot Guillerm

 

Production : MIND THE GAP

Coproduction : Équinoxe – Scène nationale de Châteauroux / Théâtre de Vanves - Scène conventionnée d’intérêt national « Arts et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts / L’Échalier - Atelier de Fabrique Artistique, St-Agil (41) / Théâtre de la Tête Noire - Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création - Écritures contemporaines 

Accueil plateau / soutiens à la résidence :  108 Maison Bourgogne / Centre Chorégraphique National d’Orléans /  Théâtre de Vanves - Scène conventionnée d’intérêt national « Art et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts / L’Échalier, Atelier de Fabrique Artistique, St-Agil (41) / Espace Culturel de Saint Jean de Braye / Théâtre de la Tête Noire - Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création - Écritures contemporaines / Antre Peaux dans la cadre du soutien à la résidence / La Pratique, AFA de l’Indre, Résidanses pluridisciplinaires / Le VPK au Volapük / Le Bouillon - Théâtre universitaire d’Orléans. 

Maquette présentée lors du festival Fragment (La Loge) au Théâtre de L'Étoile du Nord.

Ce projet a reçu le soutien de : la DRAC Centre Val de Loire (aide à la résidence et aide à la création), la Ville d’Orléans, la Région Centre Val de Loire, la SPEDIDAM et la participation artistique du Jeune théâtre national.

Cette structure a reçu une aide de l’État - ministère de la Culture - au titre du Plan de relance, pour le soutien à l’emploi artistique culturel. 

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